Les caractéristiques physiques et physiologiques des jeunes et leurs implications pédagogiques.

Introduction

Les capacités motrices se développent surtout pendant les dix-huit premières années de la vie, même si, chez les filles, elles tendent à se stabiliser aux environs de la puberté. La force, la puissance, et la vitesse augmentent proportionnellement à la masse musculaire, elle-même sous la double dépendance des concentrations hormonales (principalement de l’hormone de croissance chez les garçons et les filles et de la testostérone chez les garçons) et du niveau d’activité. Ces qualités se développent donc de façon accélérée en période postpubertaire. La souplesse est, en revanche, une qualité naturelle de l’enfant prépubère.


1)  La psychomotricité

1.1.        Schéma Corporel

1.2.        La latéralité

1.3.        La dyspraxie

2)  Evolution des caractéristiques Physiques et Physiologiques en fonction de l’âge et L’amélioration de ces caractéristiques

2.1. Résistance,

2.2. Force,

2.3. Vitesse,

2.4. Endurance,

2.5. Souplesse…

3)    Conclusion


1- La psychomotricité

  • La psychomotricité : est une fonction de l’être humain qui intègre le psychisme et la motricité en vue de s’adapter à son environnement. Un regard globalisant portant sur les interactions entre :
  • Le psychisme (émotions, imagination, cognition…) et la motricité (mouvements, tonus, postures…)

La psychomotricité est une technique qui utilise le corps, l’espace et le temps dont l’objectif est de permettre à la personne d’expérimenter son corps et son environnement immédiat afin d’y agir de façon adaptée.

*Delièvre,B., Staes,L. (2006). La psychomotricité au service de l’enfant. Bruxelles (de Boeck).

La Psychomotricité s’intéresse au développement global de la personne, aux comportements moteurs, en lien avec la vie psychique, affective, relationnelle du sujet.

Concrètement, le psychomotricien travaille à améliorer et la motricité globale (marcher aisément, courir, sauter, lancer/attraper un ballon ou autre objet, marcher en équilibre sur un banc, grimper ….) et la motricité fine (essentiellement manuelle et digitale :

Schéma Corporel

  • Le Schéma Corporel est une présentation individuelle de l’autre, il exprime la façon dont le corps est, et s’organise dans l’espace.
  • Le Schéma Corporel est synonyme de spatialité corporel, c’est un schéma anatomique et fonctionnel du corps ; anatomique en ce qu’il reflète la perception qu’a un individu des rapports des différentes parties de son corps entre elles et avec son environnement. Ce sont des donnés psychologiques issues du grand dictionnaire « LAROUSSE ».
  • Le Schéma Corporel n’est pas inné, mais il se construit au cours du développement.
  • Le Schéma Corporel : se définit comme étant la représentation que chaque individu se fait de son corps, afin de lui permettre de se situer dans l’espace.
  • L’acquisition de ce schéma corporel permet d’établir les frontières du corps et de mieux en situer les limites; mais cette délimitation se projette aussi hors du corps.
  • Le Schéma Corporel est la connaissance, la représentation, le vécu que l’enfant a de son propre corps.

Latéralité

  • La latéralité: est la préférence d’utilisation d’une des parties symétriques du corps : main, œil, oreille, jambe.
  • La latéralisation est le processus d’acquisition de la latéralité.
  • C’est l’ensemble des éléments qui, au cours de la maturation de l’enfant, conditionne la latéralité : Ces éléments peuvent être d’origine interne : facteurs génétiques, neurologiques, maturatifs.
  • Ils peuvent être d’origine externe lorsqu’il s’agit de facteurs sociaux, environnementaux…
  • La latéralité est l’étape intermédiaire entre le schéma corporel et la structuration spatiale.
  • 1- Dominance latérale :
  • A- La reconnaissance Droite/Gauche : La mise en évidence de la dominance n’est rien sans l’étude de la manière dont l’enfant utilise cette dominance, la manière dont il intègre à la différenciation entre sa droite et sa gauche, manière dont il la projette dans le monde.
  • B- Différenciation Droite/Gauche : Elle découle de l’asymétrie Droit/Gauche, et elle est la première étape dans l’orientation spatiale. Elle est précédée par la distinction Avant/Arrière et contemporaine de la conscience de l’axe corporel.

La dyspraxie

La Dyspraxie: Parmi les troubles « Dys »

La dyspraxie : trouble de coordination, de planification et de production motrice.

La dyspraxie n’est pas un trouble d’origine musculaire (le système musculaire fonctionne normalement). De plus, elle n’est pas un trouble d’ordre intellectuel)

La dyspraxie est un trouble de la coordination, de l’organisation et de l’exécution motrice qui est d’origine neurologique et qui est présent dès la naissance. Ce trouble s’explique par une dysfonction de la région du cerveau qui orchestre la séquence de mouvements nécessaires afin d’accomplir un acte moteur. En revanche, jusqu’à ce jour, la cause exacte de cette condition n’a pas pu être identifiée.

La dyspraxie n’est pas un trouble d’origine musculaire (le système musculaire fonctionne normalement). De plus, elle n’est pas un trouble d’ordre intellectuel. Au contraire, les enfants et adultes qui sont aux prises avec ce trouble ont généralement de très bonnes capacités de compréhension et de raisonnement, et ce, tant sur le plan verbal que non verbal. Ils peuvent clairement expliquer le but qu’ils veulent atteindre (exemple : « Je veux faire de la bicyclette » ; « Je veux attacher mes lacets »), ainsi que la façon dont ils doivent s’y prendre (c’est-à-dire qu’ils peuvent décrire la séquence de mouvements qu’ils doivent produire).

Les études nous permettent d’estimer qu’environ 8 % de la population est affectée par ce trouble. Parce que la dyspraxie est un réel handicap qui peut sévèrement perturber le rendement académique et les habiletés athlétiques, elle est une cause importante de troubles d’apprentissage, et ce, tout au long de la vie. Il est donc important de bien comprendre ce trouble afin de permettre une identification précoce et de mettre en place des interventions adaptées et efficaces.

2-Evolution des caractéristiques Physiques et Physiologiques en fonction de l’âge et l’amélioration de ces caractéristiques

La résistance :

  • La résistance sollicite le métabolisme anaérobie lactique qui atteint sa maturité seulement au cours de la puberté. L’enfant n’est donc pas du tout adapté aux activités dites de « résistance » et celles-ci ne commenceront réellement qu’à partir de la puberté.
  • Elles s’intensifieront lors de la deuxième phase de la puberté. Une spécialisation trop précoce semble par ailleurs être inefficace à long terme.

Elle dépend de la filière anaérobie lactique. Cette filière ne se développe pas avant la puberté. Il est donc inutile et dangereux de la travailler avant l’âge de 14-15 ans.

L’adresse/ la coordination

  • Définition de la coordination :
  • La capacité de coordination (synonyme d’adresse) est déterminée en premier lieu par les processus de contrôle et de régulation du mouvement. « Elle permet de maîtriser des actions motrices avec précision et économie et d’apprendre relativement plus rapidement les gestes sportifs » J.Weineck, 1992
  • Il convient de faire une distinction entre la capacité de coordination et l’habileté :
  • – l’habileté se rapporte à des actes moteurs concrets, consolidés, et spécifiques à une classe de tâches (résultat d’un apprentissage) ;
  • – la capacité de coordination représente la condition générale fondamentale à la base de toute action motrice (résultat d’un développement).

A quel âge développer la coordination ?

 « L’âge idéal d’apprentissage pour améliorer les qualités de

coordination se situe entre 9 et 12 ans (lié au développement

précoce chez l’enfant du système nerveux »

  • L’adresse et la coordination générale doit être abordée dès l’âge préscolaire. C’est durant l’âge scolaire que la coordination spécifique sera développée, mais dans un premier temps avec une optique multidisciplinaire.
  • C’est vraiment :
  • À partir de la puberté que le travail de coordination et de technique spécifique sera sérieusement abordé.
  • La capacité de coordination dépend des facteurs suivants (souvent liés entre eux) :
  • – La coordination intramusculaire et intermusculaire.
  • – L’état fonctionnel des récepteurs.
  • – La capacité d’apprentissage moteur.
  • – La richesse motrice et l’expérience motrice.
  • – La capacité d’adaptation motrice et le transfert.
  • – L’âge.
  • – La fatigue.

La vitesse

  • La Définition de la vitesse :
  • La vitesse est la capacité d’accomplir des actions motrices dans un temps minimal. C’est une qualité complexe qui se décompose en trois facteurs essentiels : la vitesse de réaction, la vitesse gestuelle, la fréquence gestuelle.
  • Fréquence gestuelle : C’est le nombre de mouvements exécutés par unité de temps, la vélocité. Elle est liée à la force dynamique.
  • Vitesse de réaction : C’est la réponse stéréotypée à un signal.
  • Vitesse gestuelle : Elle est l’expression motrice de la mise en action.

A quel âge développer la vitesse ?

  • On observe deux fenêtres optimales pour le développement de la vitesse :
  • la première se situe au cours du premier âge scolaire (6-9 ans) et la seconde au cours de la première phase de la puberté (11-14 ans chez les filles et 12-15 ans chez les garçons). Le travail de la vitesse doit être initié tôt dans l’enfance, lorsque le système nerveux central est encore « malléable ». On recherche à stimuler principalement le temps de réaction, la vitesse et la fréquence gestuelle.
  • Ex. : En athlétisme, l’enfant doit réagir le plus vite possible à un signal sonore et parcourir une distance de 10m ; En handball, un joueur doit tirer lorsqu’il aperçoit le signe de l’enseignant placé derrière le but.
  • La vitesse gestuelle correspond au nombre maximal de mouvements cycliques ou acycliques susceptibles d’être réalisés en un temps donné. Dans certaines activités, comme la natation, le cyclisme et la course sur courtes distances, la vitesse gestuelle entraîne une vitesse de déplacement. Elle se définit alors comme le temps minimal mis pour parcourir une distance donnée.
  • La vitesse gestuelle dépend de la conjonction de trois facteurs : nerveux, sous le contrôle du système nerveux central (SNC) ; neuromusculaire, à la jonction du système de commande (le SNC) et du système effecteur (le muscle) ; et de la qualité des muscles sollicités.
  • Avant l’âge de 10 ans, le niveau de vitesse gestuelle (moins élevé chez l’enfant que chez l’adulte) est très fortement lié à la maturation du système nerveux (myélinisation des axones), à la concentration plus faible de l’acétylcholine au niveau de la jonction neuromusculaire, à une vitesse moindre de libération et de repompage du calcium dans le réticulum sarcoplasmique, et enfin à la capacité de coordination des muscles sollicités.
  • Bien que limitée par les facteurs héréditaires, la vitesse peut être développée avant et pendant la puberté par des exercices et toutes formes de jeu. Il est donc parfaitement justifié d’envisager très tôt (vers 6 ans) l’augmentation de la vitesse car elle dépend étroitement mais aussi renforce la coordination nerveuse et le développement des programmes moteurs. La plus forte amélioration de la fréquence et de la vitesse de mouvement se manifeste dès le premier âge scolaire. Ensuite, l’augmentation des masses musculaires, de la taille des leviers et de l’amplitude biomécanique des mouvements, explique l’amélioration de la vitesse gestuelle.

ENTRAINEMENT DE LA VITESSE AU COURS DE LA CROISSANCE:

  • Par l’utilisation de toutes les formes de jeu, il est parfaitement justifié de d’envisager très tôt (vers 6 ans) le début du développement de la vitesse car celle-ci dépend étroitement de la coordination nerveuse et du dévelop- pement des programmes moteurs.
  • C’est dans le premier âge scolaire que se manifeste la plus forte amélioration de la fréquence et de la vitesse de mouvement (Kohler et al. 1978, Stemmler 1977). L’amplitude explique ensuite au cours de la croissance l’amélioration de la vitesse cyclique.

La vitesse gestuelle correspond au nombre maximal de mouvements cycliques ou acycliques susceptibles d’être réalisés en un temps donné. Dans certaines activités, comme la natation, le cyclisme et la course sur courtes distances, la vitesse gestuelle entraîne une vitesse de déplacement. Elle se définit alors comme le temps minimal mis pour parcourir une distance donnée.

La vitesse gestuelle dépend de la conjonction de trois facteurs : nerveux, sous le contrôle du système nerveux central (SNC) ; neuromusculaire, à la jonction du système de commande (le SNC) et du système effecteur (le muscle) ; et de la qualité des muscles sollicités.

  • Avant l’âge de 10 ans, le niveau de vitesse gestuelle (moins élevé chez l’enfant que chez l’adulte) est très fortement lié à la maturation du système nerveux (myélinisation des axones), à la concentration plus faible de l’acétylcholine au niveau de la jonction neuromusculaire, à une vitesse moindre de libération et de repompage du calcium dans le réticulum sarcoplasmique, et enfin à la capacité de coordination des muscles sollicités.
  • Bien que limitée par les facteurs héréditaires, la vitesse peut être développée avant et pendant la puberté par des exercices et toutes formes de jeu. Il est donc parfaitement justifié d’envisager très tôt (vers 6 ans) l’augmentation de la vitesse car elle dépend étroitement mais aussi renforce la coordination nerveuse et le développement des programmes moteurs. La plus forte amélioration de la fréquence et de la vitesse de mouvement se manifeste dès le premier âge scolaire. Ensuite, l’augmentation des masses musculaires, de la taille des leviers et de l’amplitude biomécanique des mouvements, explique l’amélioration de la vitesse gestuelle.

L’endurance

  • L’endurance est considérée comme la « faculté d’effectuer pendant longtemps une activité quelconque sans qu’il y ait une baisse de son efficacité »

*Zatsiorsky, Les qualités physiques du sportif, Culture physique et sport, Moscou, 1966.

  • … ou comme « la faculté d’exprimer une motricité d’intensité quelconque pendant la plus longue durée possible »

*M.Pradet, La préparation physique, INSEP, Paris, 2001

  • …ou comme la « capacité psycho-physique du sportif de résister à la fatigue »
  • *J.Weineck, Manuel d’entraînement, Vigot, Paris, 3e édition,    1990.    Mais l’endurance intéresse tous les systèmes énergétiques à l’origine de la contraction musculaire, et ne se réduit donc pas uniquement aux faibles intensités d’effort !!!!

A quel âge développer l’endurance?

  • La pratique de l’endurance se justifie à tout âge. Durant l’enfance, le travail de l’endurance est important mais doit concerner essentiellement l’endurance de base.
  • C’est au cours de la première phase pubertaire 11-13 ans pour les filles ; 13-15 ans pour les garçons), au moment du pic de croissance, que le développement du métabolisme aérobie semble optimal. Progressivement les séances augmentent en intensité et se rapprochent de plus en plus de celui des adultes. On pourra alors envisager un travail plus spécifique de la puissance et de la capacité aérobie.

L’activité physique prolongée augmente la température corporelle qui lorsqu’elle devient excessive présente des conséquences négatives pour la performance et la santé. Chez l’enfant, les mécanismes d’évacuation de la chaleur (thermolyse) sont moins efficaces, c’est pourquoi il faudra éviter chez eux des efforts de trop longue durée et dans des ambiances chaudes. On favorisera plutôt les efforts continus à intensité modérée.

La force

  • La force : est la capacité d’un muscle ou d’un groupe musculaire à développer une tension.
  • Facteurs déterminants de la force musculaire

La force musculaire dépend de l’inter-action de trois facteurs:

  • Du couple muscles-articulation(s) mis en jeu,
  • De la qualité des groupes musculaires sollicités,
  • Et de la qualité de la commande nerveuse.

La force musculaire s’amplifie progressivement au cours de la croissance en fonction de l’augmentation de la masse corporelle. Avant la puberté, la force maximale des garçons et des filles reste assez proche.

En moyenne, l’accroissement en force des filles culmine pendant les années de croissance maximale (11,5 à 12,5 ans) et celui des garçons un an après le pic de croissance (14,5 à 15,5 ans). Ensuite, la force maximale se stabilise vers 18 ans chez la fille et entre 20 et 30 ans chez le garçon.

L’amélioration de l’activation nerveuse et l’augmentation de la masse musculaire (hypertrophie) expliquent principalement l’augmentation de la force. Avant la période pubertaire, c’est essentiellement l’amélioration de l’activation nerveuse qui est obtenue.

D’autres mécanismes d’importance moindre, comme l’amélioration de la restitution de l’énergie élastique, l’intensification du couplage excitationcontraction et l’amélioration de la transmission de la force aux différents leviers osseux, sont également impliqués.

Ce gain de force influence la capacité de performance motrice dans les activités sportives, et dans la prévention des blessures pendant ces activités. Par conséquent, doit on, ou non, envisager la musculation avant la puberté ?

À l’issue de programmes de musculation contrôlés expérimentalement, de nombreux travaux récents ont bien montré que des gains de force sont obtenus de façon très significative et sans préjudice pour la santé chez l’enfant prépubère.

À condition de respecter certaines précautions, et de le soumettre à un examen médical très attentif préalable, au cours d’un programme de musculation bien conduit, l’enfant prépubère est donc capable d’augmenter sa force musculaire dans les mêmes proportions que l’adulte.

Développement de la force au cours de la croissance

  • La force musculaire augmente progressivement au cours de la croissance en fonction de l’accroissement de la masse corporelle.
  • Avant la puberté, la force maximale des garçons et des filles n’est pas très différente (Weltman, 1989, Sunnegardh et al.1994)
  • En moyenne, les filles présentent l ’accroissement en force la plus élevée pendant les années de croissance maximale : 11,5 à 12,5 ans
  • La force maximale se stabilise vers 18 ans chez la fille et entre 20 et 30 ans chez le garçon.
  • A quel âge développer la force ?
  • Si le travail de la force peut s’envisager dès l’enfance avec le poids du corps ou du petit matériel, il est conseillé de commencer le travail de musculation avec charges au cours de la seconde phase de la puberté. Afin de ne pas traumatiser la colonne vertébrale et certains cartilages de conjugaison, encore fragiles, il est recommandé de ne pas utiliser des charges lourdes avant 16- 17 ans.
  • Le travail des muscles du tronc (gainage, abdos-lombaires) est important et peut s’envisager dès l’âge scolaire. Il est fondamental que les mouvements techniques de musculation soient parfaitement maitrisés avant toute intensification du travail.

La souplesse

  • Synonyme de mobilité articulaire, la souplesse est considérée comme « la capacité d’accomplir des gestes avec la plus grande amplitude, que ce soit de façon active ou passive »
  • *R.Manno, 1992
  • La souplesse peut être définie comme la capacité maximale d ’amplitude de mouvement d ’une ou de plusieurs articulation et d’étirement d ’une ou de plusieurs chaînes musculaires.
  • Elle est limitée par :
    • Le type et la forme des surfaces articulaires ;
    • La capacité d’extension des muscles, des tendons, des ligaments, et des capsules articulaires.

L’enfant possède, dès le plus jeune âge, un niveau élevé de souplesse résultant d’une masse et d’un tonus musculaire peu élevés et d’une élasticité ligamentaire et musculaire importante. À l’exception des enfants qui pratiquent la gymnastique, la danse et toutes autres activités motrices de haute expression corporelle, un entraînement “poussé” de l’amplitude des articulations ne semble pas nécessaire avant 9-10 ans. Dans tous les cas, l’entraînement de la souplesse chez l’enfant doit être dirigé par des éducateurs sportifs compétents, bien formés et informés des limites à ne jamais dépasser. Il est, en revanche, particulièrement recommandé d’apprendre très tôt à l’enfant les techniques d’auto-étirement. Elles lui serviront toute sa vie car l’amplitude articulaire décroît très rapidement dès la puberté et doit être entretenue très régulièrement.

A quel âge développer la souplesse ?

  • Puisque l ’enfant possède dès le plus jeune âge un niveau élevé de souplesse (Dutil 1978), un entraînement « poussé» de l’amplitude de ses articulations ne semble pas nécessaire avant 9-10 ans, sauf pour ceux qui pratiquent certains sports comme la gymnastique, la danse et toutes autres activités motrices de haute expression corporelle.
  • Par contre apprendre très tôt à l ’enfant les techniques d’auto étirement
  • D’après Sermejew et coll. (1964), la période optimale pour développer cette qualité et pour obtenir les gains les plus importants se situerait entre 11 et 14 ans.
  • La souplesse doit être ensuite entretenue très régulièrement afin de conserver le niveau acquis.

L’enfant possède généralement dès le départ, un bon niveau de souplesse. Le but à cet âge est donc d’entretenir cette qualité générale et d’accroitre la souplesse spécifique. La mobilité atteint son maximum vers 9-10 ans ou elle sera travaillée dans les sports nécessitant une grande mobilité (gymnastiques et sports acrobatiques, sports de combat, …).

Ensuite, elle diminue sous l’influence des modifications morphologiques. Au court de la première phase pubertaire, une attention particulière devra être portée au travail de la souplesse afin d’éviter un enraidissement trop important. Ensuite, la séance de souplesse doit permettre de maintenir le niveau acquis.

En Résume

Périodes Pré pubertaire Pubertaire Poste pubertaire : Adolescence
6-8 Ans 9-11 Ans 12-14 Ans 15-17 Ans 18 Ans et +
Vitesse + + + + + + + + + + + + + +
Psychomotricité + + + + + + + + + è
Force R R R + + + + + +
Endurance + + + + + + + + + + è è
Souplesse

Coordination

+ + + + + + + è
+ + + + + + + +

3- CONCLUSION

Les jeux et les activités physiques doivent être encouragés dans le cadre scolaire et en dehors, car l’école ne peut, seule, assurer à l’enfant toutes les activités nécessaires à son développement.